12.05.2007

Changement de direction

Vous pourrez dorénavant retrouver mes contributions sur l'excellent blog Résistance Etudiante.

http://cercle-bourgogne.hautetfort.com/

12.04.2007

Soral, l'antiaméricain

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Une interview toute en subtilité! Cependant mon côté un peu paranoïaque tend à me faire penser qu'il y'a une part de vérité. Allez faites vous peur!

Kersten

RIVAROL : Pour vous, les Américains jouent un rôle majeur dans le scrutin présidentiel. Pourquoi interviennent-ils dans cette élection ?

ALAIN SORAL : Reprenons les événements dans l'ordre chronologique : il y a eu le coup de semonce du 21 avril 2002 avec la présence de Le Pen au second tour. L'année suivante, les Français refusent de participer à la seconde guerre d'Irak, de sorte que les Américains doivent y aller sans le tampon de l'ONU, et donc à leurs frais (au lieu des 30 % payés lors de la première guerre du Golfe en 1991, ils doivent verser 100 %, ce qui est beaucoup plus cher). Dès lors, commencent à paraître des écrits néo-conservateurs dans lesquels la France est présentée comme LE problème en Europe, c'est-à-dire comme l'obstacle majeur à la domination de l'Europe par les Américains. Puis le vrai moment décisif, c'est en 2005 le non à la Constitution européenne. Chirac organise un référendum parce qu'il est convaincu qu'avec la puissance médiatique la victoire du oui est assurée. Le non l'emporte en France puis aux Pays-Bas à la grande fureur des Etats-Unis car l'Europe de Monnet et Cassin est depuis 1945 un projet américain.

Le pouvoir US voyant se profiler la présidentielle de 2007 craint cette continuation de l'incontrôlable. Les Etats-Unis décident alors à leurmanière, maladroite et brutale, de changer le jeu électoral français. Puisque c'est à cause de la multiplicité des petits candidats qu'en 2002 LePen s'est hissé au second tour, il faut assurer en 2007 la finale avec les deux duettistes pré-sélectionnés et sous contrôle. D'où le financementmassif des deux candidats du système UMPS dans une logique démocrates contre républicains, Kerry contre Bush, bonnet blanc blanc bonnet. Deux candidatsproposant exactement la même gestion avec quelques nuances sociétales pour masquer que ces choix se situent toujours en dehors du sérieux que sont laquestion des peuples et le rapport capital-travail.

R. : Mais comment, concrètement, les Etats-Unis pilotent-ils ces élections ?

A.S. : La société de communication démocrate qui soutenait Clinton aide à la création du phénomène Ségolène, création qui, dans la logique américaine, va jusqu'au remodelage chirurgical ! Tout cela a été planifié, fait suffisamment tôt pour qu'on ait aujourd'hui une Royal à la mâchoire modifiée, aux dents blanchies, à la peau retendue. Tout ça dans le silence assourdissant des grands media, alors que ces modifications assez visibles auraient pu faire d'excellents sujets... ce qui prouve leur complicité.

Quant à Sarkozy, est-il besoin d'y insister, c'est un pur agent néo-conservateur, le candidat des républicains en partie financé par de puissants lobbies américains. N'est-il pas allé à New York rencontrer les dirigeants de l'AIPAC (American-Israël Political Action Committee) et de l'American Jewish Committee ? Rappelons aussi qu'aussitôt élu à la tête de l' UMP, il a fait entonner " La Marseillaise " par la chanteuse Shirel, qui a choisi la nationalité israélienne, en duo c'est vrai avec une beurette fille de harkie, quel beau symbole ! Son premier voyage officiel après cette prise de pouvoir fut aussi pour l'Etat d'Israël. Sans compter les nominations récurrentes du très légitime et très crédible Arno Klarsfeld, lui-même réserviste dans l'armée israélienne !

Avec Sarko et Royal, les démocrates d'un côté et les néo-conservateurs américains de l'autre ont mis en oeuvre à peu près la même stratégie qu'ils avaient employée pour faire réélire Eltsine en Russie : compenser la médiocrité objective de ces candidats - aucun des deux n'ayant la stature de chef d' Etat - par beaucoup d'argent et de paillettes ! Mais pour que cette opération réussisse, il fallait aussi empêcher les petits candidats d' obtenir leurs cinq cents parrainages. Il existe ainsi des témoignages de plusieurs prétendants à qui l'on a volé des promesses de signatures, des ordinateurs qui ont été victimes de piratages informatiques, probablement avec le relais d'officines proches d'un certain ministère... Il fallait abolir le premier tour de deux manières : d'une part réserver la qualification à quatre ou cinq candidats sous contrôle et, pour compenser l' appauvrissement du spectacle, instituer dans les deux grands partis des primaires. Aussi le PS a-t-il organisé des primaires à l'américaine, aussi spectaculaires qu'inutiles, avec la juxtaposition de trois monologues, sans aucun affrontement entre Ségolène et deux faire-valoir, Strauss-Kahn et Fabius.

Ce qui est amusant, c'est que Ségolène, qui est adoubée en externe par les démocrates américains, a été promue en interne par quelques milliers de retraités de l'enseignement public, lesquels ont voulu porter une femme au pouvoir parce qu'ils pensent que c'est moderne, alors que cette idée, phare il y a 20 ans, est aujourd'hui totalement périmée. Les gens, face à la crise de l'ordre, voulant au contraire de l'autorité, du phallus. C'est dire la totale ringardise des militants socialistes !

R. : Mais justement Ségolène Royal prétend défendre " l'ordre juste " et rétablir l'autorité...

A.S. : Ségolène, il est vrai, est un monstre hybride : elle est fille de militaire, une partie de sa famille est de sensibilité frontiste, affectivement, par son éducation, par ses origines, elle est profondément de droite. En mettant en scène sa candidature, ses mentors ont joué la carte -illisible - d'une femme-homme politique de gauche-droite qui peut prendre la défense des illégaux un jour et affirmer le lendemain que tous les Français devraient avoir chez eux le drapeau tricolore et le brandir à leur fenêtre chaque 14-Juillet. Même Le Pen n'oserait pas demander un tel débordement de patriotisme. Avec Ségolène à sa tête, la gauche PS, réduite au féminin, va achever ce déclin amorcé il y a 5 ans et boire le calice jusqu'à la lie. Ça va être la fin, enfin, de la génération 68.

Pendant ce temps, de l'autre côté, la droite postchiraquienne, qui sent le vent tourner, pille sans vergogne les thèmes du Front national. Preuve que les problématiques de nation, d'enracinement, d'identité, les dangers du communautarisme sont devenus incontournables face à des Français qui se posent de plus en plus la question de leur avenir en tant que peuple et en tant que nation.

Face à ce retour à des préoccupations nationales, Sarko n'est pas seulement le candidat de l'étranger. C'est un candidat étranger à la France et à ce qu'elle incarne. C'est pourquoi, des trois rivaux de Le Pen pour le deuxième tour, c'est en réalité, et contrairement aux apparences, le plus éloi-gné. Car s'il aborde les mêmes sujets : l'immigration, la sécurité, il est là pour liquider notre exception française, la plier au modèle anglo-saxon. A la manière des USA dans les Balkans, Sarko promeut à la fois l'islam, en proposant le financement étatique de mosquées cathédrales, tout en stigmatisant les musulmans, pour en faire les boucs émissaires de l'Occident judéo-chrétien, selon la stratégie des néo-cons américains. Enfin, ce qui rend Sarko encore plus antipathique que les autres candidats, c'est ce mépris affiché pour la grandeur française, comme quand il va à Washington fustiger l'" arrogance française " en politique étrangère ! Autant dire que sitôt élu, il liquidera ce qu'il reste du Quai d'Orsay et de sa politique relativement équilibrée au Moyen-Orient.

R. : Ce que François Léotard appelle dans " Tribune juive " l'antisémitisme du Quai-d'Orsay...

A.S : Oui. Un positionnement explicite qui ne lui a finalement pas rapporté ! Ni à Madelin non plus d'ailleurs, autre membre de la bande des quadras, lui aussi quasiment disparu de la politique. Il est à noter que ces politiques qui ont fait allégeance à la même puissance, croyant ainsi favoriser leur carrière, sont pratiquement tous tombés dans l'oubli. Regardez Villiers, qui a fait récemment le même choix en contradiction avec son électorat, le voilà lui aussi qui dégringole dans les sondages jusqu'à pratiquement disparaître ! Comme quoi, en politique, le soutien de puissants réseaux ne suffit pas si en échange, on s'aliène son électorat. Finalement, le seul personnage public à avoir refusé systématiquement de se soumettre aux puissances depuis cin-quante ans, c'est Le Pen, et lui est là et bien là ! De manière subliminale, les Français le respectent pour sa capacité de résistance. Ils ne savent pas trop à quoi il résiste, mais ils le sentent...

A force de harcèlement médiatique, ils ont aussi fini par comprendre que le seul moyen de vérifier qu'un candidat est réellement indépendant du Système, c'est de voir s'il est ou non diabolisé par les media. Le Pen est dans le collimateur permanent des journalistes, Besancenot ne l'est pas... L'un est internationaliste, donc mondialiste, plaide pour la régularisation des sans-papiers comme Berlusconi et Zapatero, l'autre pas ! Et malgré cette injuste inégalité de traitement, cet acharnement, infiniment plus d'ouvriers français votent pour le FN que pour la LCR. Finalement le peuple français n' est pas si bête !

R. : Comment analyser le phénomène Bayrou ?

A.S. : Voyant que le duo à l'américaine Ségo-Sarko commençait à lasser les Français et que Le Pen était clairement le troisième homme, nos metteurs en scène hollywoodiens ont poussé Bayrou, afin qu'il nous rejoue le rôle dévolu à Chevènement il y a cinq ans. Le Béarnais est un rival médiatique du président du FN, puisqu'il lui dérobe la place du troisième homme dans ces mêmes media - c'est son rôle objectif - mais il n'est pas un rival politique : Bayrou prend des voix aux deux principaux candidats du Système, d'abord Ségolène, ensuite Sarko, mais pas à Le Pen. Les vrais anti-Système, ceux qui ont voté non au référendum sur la Constitution européenne, savent que Bayrou n'est pas crédible puisque de tous, c'est le plus européiste. Des trois candidats promus, il est même celui qui va le plus loin dans le désir d' erreur, puisqu'il ose se réclamer de Jacques Delors, l'incarnation parfaite de cette Europe technocratique et mondialiste dont les Français ne veulent plus !

En terme de blocage politique, Bayrou est sans doute aussi ce qui peut nous arriver de plus catastrophique : le retour à cette cohabitation qui a paralysé la France et qui consiste à prendre le pire de la droite et le pire de la gauche pour continuer à regarder, impuissant, le pays dégringoler. Avec ça comme programme, ça ne m'étonnerait pas qu'il finisse par redégringoler lui aussi dans les sondages !

De toute façon, que ce soit Sarko, Ségo ou Bayrou qui soit élu le 6 mai, la France qui vient sera ingouvernable...

R. : Que voulez-vous dire ?

A.S. : Ecoutez, quoi qu'il arrive, je suis convaincu d'une chose : la France va exploser dans les deux ans qui viennent. On se dirige vers des conflits politiques et sociaux extrêmement durs. Même si le Système se survit à lui-même en plaçant l'un de ses trois candidats, comme de toute façon Bayrou, Ségo ou Sarko sont là pour continuer à faire la même politique euro-mondialiste refusée par les Français auxquels elle cause tant de souffrances, l'explosion est inévitable. Nous ne sommes plus dans le schéma des Trente Glorieuses où ce qui était issu du CNR, de Yalta et du Plan Marshall était globalement profitable au peuple français, en termes d'élévation du niveau de vie, de sorte que nos compagnons pouvaient accepter de collaborer à cette américanisation de leur cadre de vie malgré les soumissions que cela imposait sur les plans culturels et éthiques...

Aujourd'hui, au contraire, cette soumission appauvrit notre peuple sur tous les plans, matériels et spirituels. Et cette situation, clairement identifiée depuis le non au référendum, ne peut donc plus durer très longtemps, surtout quand les classes moyennes sont à leur tour touchées de plein fouet. L'Etablissement n'ayant ni le désir ni les moyens de faire une autre poli-tique, il est comme l'entreprise capitaliste : il navigue à vue, truque ses bilans pour retarder la faillite et sait qu'il n'aura plus d'autre choix ensuite qu'entre la prison et le banditisme, ce qui se traduit en politique par la révolution ou le passage en force !

En toute logique, si le peuple ne gagne pas demain ce combat, nous allons assister en France à la mise en place d'un discret mais efficace Etat policier. Une dictature orwellienne où pour notre bien-être, notre santé, il devient interdit de boire, de fumer, de se réunir, de conduire sa voiture comme un homme, un pays où les infos ne parlent plus que de la météo et des soldes, pendant que nos soldats de métiers s'en iront mourir contre nos intérêts en Iran et que la généralisation du vote électronique achèvera de régler la pénible incertitude des élections pour ceux qui les financent !

D'où la nécessité impérieuse de voter Le Pen, vite, avant que nous basculions dans un monde où l'existence même de ce genre de personnage incontrôlable et hors normes aura été rendue impossible !


Propos recueillis par Jérôme BOURBON

04.04.2007

Il faut sauver le camembert qui pue!

 
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Alors que l'humanité court à sa perte, que les ténèbres s'abattent sur nous, que vient l'heure de l'apocalypse nucléaire (rassurez vous ce ne sera que d'ici vingt ans), une polémique intense agite la Normandie et le monde de la gastronomie.


Les sociétés Lactalis (Le Petit, Lanquetôt) et Isigny Sainte Mère ont décidé d'arrêter la fabrication de camembert à partir de lait cru; quitte à perdre l'appelation camembert de normandie. Pour des raisons d'hygiène, elles traiteront désormais le lait à la chaleur. Il va donc devenir quasi impossible de trouver en supermarché un camembert digne de ce nom. Et oui pauvres béotiens que vous êtes vous pensez rendre hommage à la tradition culinaire française en consommant par exemple des fromages tels que le mal nommé Le Rustique, Président ou Coeur de Lion, et bien il n'en est rien : vous mangez tout simplement du fromage commun, souvent produit en dehors de Normandie, dans une froide usine agro-alimentaire.


Car vous n'êtes pas sans ignorer que le fromage, c'est du lait fermenté, et comme pour le vin, le produit final développe son particularisme, son fumet, ses caractéristiques organoleptiques (d'autres parleront de pestilentialité : c'est quoi cette odeur de mort dans le frigo?), s'il est le fruit de l'action de la flore indigène (bactéries, levures, champignons, qui résident dans le lait, dans le lieu de production). Hors le traitement par la chaleur, et c'est son but, détruit cette flore indigène. Mais alors pourquoi, me direz vous, procéder à une telle barbarie? Les industriels justifient ces procédés par la crainte d'une contamination du consommateur par des micro-organismes indésirables tels que la Listéria.


Hormis le fait que l'on dénombre un nombre infinitésimal de décés dûs à cette contamination, on risque de provoquer des résultats contraires à ceux escomptés. Je m'explique. Le petit monde des micro-organismes est régi par des régles de compétitions qui assurent son autorégulation (comme dans tout écosystème). La majeure partie des bactéries est innoffensive. Pour une ressource donnée cette majorité va limiter naturellement le développement des bactéries pathogènes. L'hygiéne, voire l'hygiénisme, pratiqué par nos industriels créé un biais. En tentant d'éliminer toute trace de micro-organisme, il existe un risque très fort de favoriser le développement des populations les plus résistantes et les plus virulentes. C'est le problème des maladies neucosomiales dans les hopitaux. Pour résumer avant vous aviez un chance sur deux de vous choper un bon rhume, maintenant vous avez une chance sur cent de ne pas sortir vivant de l'hopital. Il en va de même pour le fromage : pour éviter quelques petits désagréments gastriques, on risque de provoquer une contamination plus grave.


De plus comme le consommateur n'est plus très friand de camembert « vivant », les industriels ne se sentent plus aucune obligation d'élaborer des produits de qualité. La société dans son ensemble veut des produits sûrs, cliniques et au final impersonnels.


Ce que mange un peuple, ce qu'il produit fait partie de son identité. Les mécanismes de la mondialisation tendent à faire disparaître ces particularismes, à commencer par l'alimentation. Pour éviter que ne se réalise le cauchemar d'un monde uniformisé où tout est égal et ou plus rien n'est, réagissons (on se croirait dans un meeting de LO). Alors si comme moi vous êtes attachés à un minimum de diversité dans ce bas monde, défendez le camembert qui pue! Normands de tous les pays unissez vous! Mine de rien, c'est ausssi un enjeu culturel.



Kersten

29.03.2007

Au moins, c'est clair...

Nouvelles violences policières gare du Nord.
Communiqué de la LCR. L’effet Sarkozy continue de souffler sur le comportement de la police. Après les brutalités policières révoltantes lors de l’arrestation d’un sans-papier venu chercher son petit-fils à l’école de la rue Rampal (Paris 19e) et la mise en garde à vue de la directrice de l’école, le mardi 27 mars, c’est à la gare du Nord que la police s’est tristement illustrée. A la brutalité de l’interpellation d’un jeune dépourvu de billet, à la fois par des contrôleurs et des policiers qui n’ont pas hésité à faire usage de gaz lacrymogène au milieu de la foule, dans une gare bondée, ont répondu l’indignation et la protestation de nombreux voyageurs, révoltés par un tel déchainement de la brutalité policière. La LCR est indignée par la brutalité de l’intervention policière dans la gare du Nord. Elle est solidaire du mouvement de protestation et de solidarité des voyageurs. Ces provocations policières qui se multiplient sous la pression de l’ex-ministre de l’intérieur et candidat à la présidentielle, N. Sarkozy, sont intolérables. Le 28 mars 2007.

28.03.2007

Petite leçon de justice

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La providence prend parfois des voies pour le moins surprenantes. Une semaine aprés l'altercation entre parents d'élèves et policiers lors de l'interpellation d'un sans papier, l'émeute de la gare du Nord prend une résonnance particulière. Le déroulement des événements prête pour le moment à caution. Il semblerait que le point de départ soit l'interpellation d'un homme (apparemment sans papier) qui tentait de voyager sans titre de transport. Accosté par des agents de la RATP, il les aurait agressé. Des gendarmes qui patrouillent dans la gare l'arrêtent. C'est alors que la situation dégénère : des « jeunes », qui n'ont apparemment comme autre occupation que de zoner dans la station de métro prennent fait et cause pour le contrevenant. Ils attaquent les forces de l'ordre et dévalisent les commerces à proximité, avec une préférence particulière pour les magasins de sportswear.


En fonction des présupposés idéologiques, les différentes interprétations varient. La gauche préfère y voir les conséquences de la politique de Nicolas Sarkozy. La droite condamne elle sans équivoque ces conduites, en appelant au respect de l'ordre publique.


Je ne vois pas dans ces événements une révolte juste contre un ordre social aliénant. J'y vois seulement de la petite délinquance. Il y'a quelque chose qui cloche fortement dans ce pays, si maintenant à la moindre intervention policière la population se ligue contre la police, qui rappelons est censée garantir le respect de la loi, elle même issue, dans notre chère démocratie, de la volonté populaire. Amoindrir ou supprimer la répression ce n'est pas faire preuve de diplomatie mais juste de lâcheté. Il n'y a rien à négocier.


Les individus en question, majoritairement jeunes, de banlieue et -tabou suprême- d'origine immigrée, ne sont pas, comme veulent le croire nos camarades gauchistes ou socialistes, les nouveaux hérauts de la révolution prolétarienne. A l'époque les élites communistes rassemblaient les individus de cette trempe sous le terme de lumpen prolétariat, soit la lie de la société. On ne peut se bercer dans l'illusion que ces individus se rebellent pour une société plus juste. Ils n'ont aucune conscience politique. Leur seule aspiration, leur mythe, c'est la marchandise. Ils ne veulent pas d'une société égalitaire, pacifiée. Ils ne veulent pas modifier le systéme, mais seulement y prendre de plein droit leur place. Et pour ceux qui accédent à la conscience politique, la pente ne les pousse pas vers le marxisme ou le socialisme, mais plutôt vers un repli identitaire, comme le montre l'expansion des mouvements salafistes, et autres tendances fondamentalistes.


Comment justifier les agressions contre des jeunes manifestants lycéens et étudiants? Comment justifier les meurtres commis pendant les émeutes en banlieue? Comment justifier la destruction des véhicules des travailleurs périurbains? Comment justifier le vandalisme et les marchés parallèles, les comportements mafieux dans ces zones de non droit? A quand la prise de conscience par les supposés amis de la classe ouvrière, que celle ci est doublement victime : à fois du capitalisme sauvage et de la petite criminalité des bandes?


Les classes populaires ont vite compris où est leur intérêt. Elles ne se retrouvent pas dans les partisans de l'internationalisme, cousin germain du libre échangisme. Elles ne se retrouvent pas dans ceux qui défendent les petites frappes. Par ce qui pourrait passer par un étrange paradoxe aux yeux d'un marxiste revendiqué, elles donnent leur confiance à la droite nationale.


L'affaire de la directrice arrêtée pour s'être interposée à l'arrestation d'un sans papier est révélatrice d'un certain climat politique. Je reconnais évidemment que la manière dont s'est déroulé cette interpellation est pour le moins maladroite (devant une école, avec présence d'enfants). Mais ,sans revenir sur le fond de l'affaire (faut il ou non régulariser tous les sans papiers, et à fortiori ceux qui ont des enfants scolarisés : ma réponse est non), comme je l'écrivais plus haut, nous sommes encore en état de droit. C'est à dire qu'il existe des lois, qui doivent être appliquées. Je peux très bien comprendre que des gens trouvent ces lois injustes, mais en démocratie on se soumet à la légitimité, ou alors on se retire du jeu démocratique, et on entre en rébellion. Puisque comme ils le sous entendent ces pratiques sont dignes de Vichy et du Troisième Reich, comme le montre l'usage immodéré du terme de rafle, il serait logique que ces humanistes prennent le maquis. Mais on ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre et le cul de la crémière : on ne peut pas violer la loi au nom des principes démocratiques et espérer s'en tirer sans aucune égratignure. Notre société manque déjà suffisamment de repères, si deux des piliers que sont l'école et la famille montrent le mauvais exemple, on est mal barré. Il y'a quelque chose de pourri au royaume de France.

 

Kersten

24.03.2007

La tête de turc

 
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Décidemment Ségolène Royal a un sérieux problème avec l'identité. Je me suis déjà étonné du fait que cette républicaine revendiquée s'offusque de l'emploi par Sarkozy du terme d'identité nationale et de son  « amalgame ignoble » avec l'immigration. Se rendant certainement compte qu'elle n'était pas en phase avec l'opinion publique, elle tente de se redonner des allures de Marianne en exhortant le bon peuple de France à chanter la Marseillaise. A regarder les meetings socialistes, il semble qu'il y'ait du boulot, à commencer par la dame, qui apparemment ne connait pas les paroles de l'hymne national. Ou alors n'a t'elle pas confiance dans son organe vocal? Tout ça donne l'impression de navigation à vue. Rappelez vous par exemple ses propos sur la défense et l'éducation qui ont nécessité ,une semaine aprés, un sérieux correctif de sa part.



Dans un livre d'entretien avec l'éditorialiste de Elle, la parachutée du Poitou enfonce le clou et nous offre sa vision de l'Europe. Premier point l'Europe n'est pas qu'un marché -jusqu'ici tout va bien- c'est avant tout projet politique -rien de choquant- mais -et oui il fallait bien un mais- « l'Europe n'est pas un territoire » ni une culture.Elle s'oppose par exemple à la vision de Benoit XVI selon laquelle «la religion chrétienne, qu'il définit comme née de la rencontre de la foi biblique et de la pensée grecque, serait, selon lui, la seule à avoir un rapport privilégié avec la Raison et constituerait, aujourd'hui comme hier, le fondement identitaire de l'Europe. C'est oublier que la philosophie grecque nous est revenue grâce aux traducteurs arabo-musulmans et qu'au Moyen-Age les principaux penseurs qui débattaient entre eux des rapports de la foi et de la raison étaient chrétiens, juifs et musulmans » . C'est évidemment l'argument tarte à la crème de tous les masochistes qui vouent aux gémonies notre culture. Hors cette vision est largement contestée par les historiens dont Jacques Heers, médiéviste renommé : « Par un curieux acharnement à travestir le vrai, nos livres pour l'enseignement secondaire et les publications destinées au grand public s'appliquent à faire croire que les auteurs de l'Antiquité ont tous sombré dans un noir oubli dés la chute de l'Empire d'Occident et ne furent à nouveau connus en Occident que par les Arabes qui eux prenaient soins de les traduire. Ce ne serait qu'au temps de la renaissance, au réveil d'un sommeil de plus de mille années, que les humanistes en Italie puis en France et en Angleterre, auraient pris le relais et étudié les textes grecs et romains. Tout cela est à revoir. Les leçons et les principaux ouvrages des savants, philosophes, poètes et dramaturges de l'Antiquité ne furent jamais, à aucun moment ignorés des lettrés en Occident. Aristote était connu et étudié à Ravenne, au temps du roi des Goths Théodoric et du philosophe Boèce, dans les années 510-520, soit plus d'un siècle avant l'hégire. Cet enseignement celui de la Logique, notamment n'a jamais cessé dans les écoles cathédrales puis dans les toutes premières universités. L'on se servait alors de traductions latines des textes grecs d'origine que les clers et les érudits de Constantinople avaient pieusement gardés et largement diffusés. Les traductions du grec en langue arabe et de l'arabe en latin, que l'on attribue à Avicenne et Averroès sont apparues relativement tard, alors que tous les enseignements étaient déjà en place en Occident et que cela faisait plus d'un siècle que la Logique, directement inspirés d'Aristote, était reconnue comme l'un des septs « arts libéraux » du cursus universitaire. »


La première conséquence logique est que l'Islam a toute sa place en Europe, puisque d'une certaine manière elle en est à l'origine : « Nos concitoyens musulmans sont des Européens à part entière car l'Europe, contrairement à ce qui s'en dit dans certains cercles de droite, n'est pas un club chrétien : rappelez-vous les malheureux citoyens de Bosnie-Herzégovine, si souvent musulmans et si puissamment européens ! ». C'est oublier les rapports conflictuels entre Europe et Islam. Si les musulmans ont naturellement leur place sur notre continent et que nous faisons tous partie d'une grande communauté spirituelle comment expliquer – je sais ça va faire un peu cliché mais il faut rappeler quelques vérités historiques- les croisades, la Reconquista espagnole, la bataille de Poitiers... Ou encore celle du Kosovo, qui a vu s'affronter slaves et turcs, et dont nous observons aujourd'hui encore les conséquences dans les Balkans. Sans tomber dans le systématisme du choc des civilisations -il est certainement possible de s'entendre avec les musulmans-, il ne faut pas sombrer dans l'angélisme béni oui oui universaliste, qui affirme que les différences culturelles ont disparues, remplacées par les identités-marque. L'actualité nous montre chaque jour que l'Islam radical gagne du terrain , d'ailleurs par rejet de la mondialisation capitaliste, et qu'il peut demain prospérer dans une Europe bercée d'illusion et sans identité à opposer.


L'Europe n'est donc pas un territoire, elle peut donc s'étendre à l'ensemble du Monde, pour peu que les pays soient en phase avec l'idéal libéral et démocratique. Cohérente, Ségolène Royal est favorable à l'entrée de la Turquie en Europe, pas immédiatement, mais tout de même à moyen terme. Elle avance un argument très discutable : « Du point de vue géostratégique, l'Europe a beaucoup à gagner à l'intégration de la Turquie. Quelle belle démonstration dans un monde hanté par le choc des civilisations ! ». Il va falloir m'expliquer comment l'Union Européenne ,incapable de contrôler ses fontières actuelles et de rétablir seule la paix dans les Balkans, va t'elle pouvoir gérer l'extension de son territoire jusqu'à la zone hautement conflictuelle du Proche et du Moyen Orient? De plus l'entrée d'un pays ouvertement pro-américain ne risque t'il pas de rendre encore plus compliquée une diplomatie européenne autonome, pourtant voulue par la candidate socialiste. D'autant plus que ce pays ,fort des ses 100 millions d'habitants (rappelons que l'Europe compte actuellement 450 millions d'habitants) et d'une fierté atavique exacerbée, sera amené à jouer un rôle considérable.


Ségolène Royal avoue une passion pour Jeanne d'Arc. Peut être comme la bergère de Donrémy, entend elle des voix. Mais apparemment celles ci ne lui dictent pas la même attitude. Ce que l'ensemble des grandes puissances mondiales affirment avec force – la volonté de lutte au nom d'une identité- l'Europe, elle le nie. Elle s'aveugle dans sa vision idéaliste d'un monde pacifiée, où tout ne serait qu'amour et tolérance. Le monde aurait il à ce point changé, je ne le crois pas. Bien au contraire, les relations internationales n'ont jamais semblé aussi incertaines et tendues. Il ne s'agit évidemment pas d'exalter des valeurs guerrières et d'encourager une montée aux extrêmes. Il y'a de la place pour une diplomatie de coexistence. Mais au préalable il faut savoir qui l'on est -ce qui nous distingue des autres- et nous doter des moyens d'une politique de puissance qui nous permette de nous faire entendre des autres. A force de ne pas savoir qui elle est, l'Europe à perdu cette volonté de lutter – si rien ne nous distingue des autres, à quoi bon lutter-. Les socialistes risquent de creuser encore plus profondément la tombe dans laquelle notre culture est en train de se précipiter.



Kersten

23.03.2007

Les limites du relativisme

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Un article paru dans Le Monde qui illustre l'absurdité et le caractère dangereux des propos de Ségolène Royal et François Bayrou sur l'identité nationale. Doit on accepter ,sous prétexte de tolérance culturelle, de tels comportements? Ceux ci ne sont évidemment pas le fait unique des populations musulmanes. De "bons européens" sont également capables des pires bassesses envers les femmes. Mais même si ils ne sont pas toujours respectés nos principes nous imposent de respecter les femmes dans leur identité. De manière générale, bien que je sois un homme, je suppose que le sort de nos compagnes est plus enviable.  Notre histoire est riche de femmes illustres qui ont influé sur le cours de notre civilisation (Jeanne d'Arc, Elizabeth Iere, Catherine de Médicis... Margareth Thatcher!). On peut chercher, en vain, des équivalents, dans l'Islam. Nos valeurs doivent être affirmé avec force!
Kersten
 Une juge allemande s'inspire du Coran pour excuser un mari violent
Une juge de Francfort qui avait fait référence au Coran dans une procédure de divorce a provoqué une tempête politique et médiatique en Allemagne.

A l'origine de ce scandale, une demande de divorce, déposée par une jeune femme de 26 ans, originaire du Maroc et victime de violences conjugales. Terrorisée par son mari marocain, la jeune femme avait réclamé une accélération de la procédure. Le 12 janvier 2007, la juge familiale a rejeté cette demande en invoquant "l'exercice du droit au châtiment" dans le Coran : "Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d'elles dans leurs lits et frappez-les." Accusée de partialité par l'avocate de la plaignante, la juge précise ses arguments dans un courrier envoyé le 8 février 2007 : "Dans ce milieu culturel (des deux époux), il n'est pas inhabituel qu'un homme exerce le droit de châtier sa femme." L'affaire révélée mercredi 21 mars par la presse allemande a obligé le tribunal à dessaisir la magistrate de ce dossier et à lancer une enquête interne.

L'ensemble des partis politiques, les associations de droits des femmes et les organisations musulmanes ont dénoncé unanimement le comportement "insupportable" et "absurde" de la magistrate. "Si le Coran est placé au-dessus de la Loi fondamentale, je ne peux que dire : bonne nuit l'Allemagne", a réagi Ronald Pofalla, secrétaire général de la CDU dans le Bild Zeitung. "La Loi fondamentale s'applique pour chaque personne indépendamment du fait qu'elle soit musulmane, chrétienne, bouddhiste ou athée", a renchéri Günther Beckstein (CSU), ministre de l'intérieur en Bavière. Les organisations musulmanes sont également montées au créneau : "Le châtiment corporel d'une femme par son mari n'est pas couvert par l'islam", a souligné le président du conseil de l'islam, Ali Kizilkaa.

Si la ministre fédérale de la justice, Brigitte Zypries (SPD), affirme qu'il s'agit d'un cas isolé, beaucoup voient dans ce scandale l'illustration d'une tendance dangereuse au relativisme culturel. Selon les associations de défense des droits des femmes, cette histoire fait écho à certains verdicts prononcés dans des affaires de "crimes d'honneur" et jugés trop cléments. "Notre système de droit est systématiquement noyauté depuis longtemps par les forces islamistes", affirme Alice Schwarzer, militante féministe dans un entretien avec le site en ligne du Spiegel. "En droit pénal, les juges ont parfois tendance à évaluer les actes de coupables musulmans avec plus de clémence", souligne Jutta Wagner, la présidente de la fédération des femmes juristes. Un phénomène qui inquiète également certains représentants politiques. "Je crains depuis longtemps que nous remettions en cause de manière insidieuse notre propre conception du droit et des valeurs", observe Wolfgang Bosbach, député CDU sur le site en ligne du Spiegel.

Le pays a encore en mémoire l'histoire de Hatun Sürücü, une jeune Turque victime d'un "crime d'honneur" en février 2005. Elle avait été abattue de trois balles dans la tête à Berlin par l'un de ses frères. L'acquittement des deux autres frères, soupçonnés d'avoir co-organisé le meurtre, et le verdict - neuf ans et trois mois de prison - contre l'accusé principal, jugé généralement "trop clément", avaient déjà provoqué un scandale au printemps 2006. De plus, la Cour fédérale de justice avait cassé en 2004 le jugement d'un tribunal de Francfort qui avait condamné un Kurde pour simple homicide volontaire alors qu'il avait tué sa femme, qui souhaitait le quitter, de 48 coups de couteau. Le tribunal avait considéré qu'en raison de "ses valeurs de l'Anatolie", il n'était pas conscient de la bassesse de son mobile. Au final, "ce scandale provoqué par la juge de Francfort va permettre de clarifier le débat sur l'intégration en montrant que le relativisme culturel ne mène nulle part et que celui qui vit en Allemagne doit respecter notre loi fondamentale", résume le député SPD, Dieter Wiefelspütz.


Cécile Calla

18.03.2007

Tous en Irlande!

 
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Parfois le doute m'assaille. Pour qui voter? Dans ces brumes d'incertitude, une seule chose est sure je ne donnerai pas ma voix à Ségolène Royal. J'ai déjà évoqué le lourd atavisme famillial antisocialiste. Les propos récents de la candidate sur la nation me consolident encore plus sur mes positions. Aprés avoir dénoncé, dans un français toujours aussi approximatif, l'amalgame « ignoble » entre identité nationale et immigration, la dame a donné à plusieurs reprises sa conception de la collectivité française.


Au risque de simplifier, ce sont les nouveaux arrivants qui apportent leur identité et qui définissent avec les « indigènes » les nouvelles valeurs du pays. Vu l'évolution démographique, la perspective est évidente. Le précédent du Kosovo est parlant.


Commentant un sondage, Royal nous apprend, en se réjouissant, que la nation c'est le drapeau tricolore et la sécurité sociale... Vibrant, n'est ce pas? Passons rapidement sur l'utilisation des sondages. Lorsqu'on lui dit que 55% des Français sont favorables à la création d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, celle ci affirme le nécessaire rôle pédagogique du politique; conception en légère contradiction avec sa démarche participative. Rappelez vous également sa position sur la Turquie : son opinion serait celle des Français. Incohérence?


Ce qui dérange surtout c'est cette vision maternelle de la nation. Les Français sont des petits enfants qui ont avant tout besoin qu'on les prenne en charge. La nation ne pousse pas à l'aventure, ne tend pas vers la puissance et la gloire (dans la limite du raisonnable), non, elle materne. Elle ne doit pas pousser les individus vers l'âge adulte mais les conforter dans leur statut infantile de consommateur irresponsable. Les millions d'hommes et de femmes, nos ancêtres morts pour la France, seront heureux d'apprendre qu'ils se sont sacrifiés pour la sécurité sociale!


En effet comment peut on nier l'idéal national au regard de ces multiples sacrifices. On n'accepte pas de mourir pour de l'argent ou pour un quelconque confort matériel. Les derniers volontaires qui ont sauté sur Dien Bien Phu alors qu'ils savaient pertinemment que la bataille était perdue d'avance étaient animé par l'idéal, par nature abstrait, difficilement définissable, l'amour de la Patrie.


On meurt pour défendre une terre que nos parents, nos grands parents nous ont laissés en héritage. Nous avons la responsabilité de défendre notre territoire, notre communauté et ses valeurs façonnées au cours des siècles par nos aïeux.


Aucun politicien ne défend aujourd'hui cet idéal. Tous se résignent ou désirent l'uniformisation libérale. Pour des raisons philosophiques et économiques. N'oublions que la France, malgré tout l'amour que l'on doit lui porter, est à l'origine du mythe égalitariste des Lumières. Chaque homme est l'égal de l'autre, embrassant ses congénères dans la grande fraternité mondiale : pas de différences, pas d'identité, des individus tous identiques. Bonjour la déprime et la morosité. Le mythe du marché international libre est le prolongement de cette philosophie : caricaturalement, pour écouler une même marchandise à une échelle la plus large possible, mieux vaut que l'ensemble des consommateurs de la planète aient le même désir, les mêmes valeurs. Le fétichisme de la marchandise ne doit pas rencontrer d'obstacles : c'est la fin des peuples, de leur identité et de leur territoire.


Si ça continue, je vais demander l'asile politique en Irlande. Voilà un pays où on connait encore le prix à payer pour défendre sa culture, son identité, ses valeurs. Les Irlandais ne chantent pas à l'unisson « Nous voulons la Sécurité Sociale » :


Come the day and come the hour
Come the power and the glory
We have come to answer
Our Country's call
From the four proud provinces of Ireland

Chorus
Ireland, Ireland,
Together standing tall
Shoulder to shoulder
We'll answer Ireland's call

From the mighty Glens of Antrim
From the rugged hills of Galway
From the walls of Limerick
To Dublin town
From the four proud provinces of Ireland
(Chorus)

Hearts of steel
And heads unbowing
Vowing never to be broken
We will fight, until
We can fight no more
From the four proud provinces of Ireland
(Chorus)



Résultat : l'Irlande est un des pays les plus dynamiques d'Europe . Avis aux amateurs.



Kersten

16.03.2007

Le travail n'est pas toujours la santé

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Au Technocentre Renault de Guyancourt, le suicide de Raymond D. a fait sauter le couvercle. Ce technicien de trente-huit ans s’est pendu la semaine dernière à son domicile en dénonçant dans une lettre ses conditions de travail. Le parquet de Versailles a ouvert une enquête pénale, et les syndicats appellent ce matin les salariés à un rassemblement en hommage à leur collègue. C’est le troisième à se donner la mort depuis le mois d’octobre dans ce site ultramoderne qui emploie 12 000 personnes (9 500 sous statut Renault) à la conception des nouvelles automobiles du groupe. « Ici, la culture du vainqueur règne, et on ne parle pas de ses difficultés », confie un technicien. Depuis lundi, dans les locaux syndicaux, les vannes sont ouvertes. « Il faut que ça parle », lance un délégué.

Ne plus pouvoir dire « non »

« Les trois hommes avaient un profil similaire », note Vincent Neveu, délégué syndical central adjoint CGT. « La quarantaine, très investis dans leur travail, aux compétences reconnues, et attendant une forte reconnaissance de l’entreprise ». Une reconnaissance que Renault avait accordée à Raymond D., puisqu’il était en passe de devenir cadre. « C’était à double tranchant. On lui demandait un engagement sans faille, alors qu’il subissait déjà beaucoup de pression sur le projet de la nouvelle Laguna ». Renault affirme que son entretien d’évaluation, en janvier, s’était « très bien passé ». Pourtant, « ses collègues nous ont confirmé qu’il était en surcharge de travail », indique Jean-François Nanda, secrétaire de la section CFDT.

Le remplacement de la Laguna, c’est le projet phare du « contrat 2009 » lancé il y a un an par Carlos Ghosn, le PDG de Renault. Un contrat qui met le management « sous une pression extrême » et dote les salariés « d’objectifs qui peuvent se révéler démesurés », dénonce la CFDT dans une lettre ouverte au PDG. « On travaille ici sur 26 projets de véhicules différents, du jamais-vu en aussi peu de temps », explique Hervé Jégouzo, délégué central adjoint CFDT. Les méthodes de management ont changé depuis le départ de Louis Schweitzer, l’ancien PDG : « Avant, la hiérarchie intermédiaire avait la possibilité de dire non, ou de différer », note Jean-François Nanda. « Aujourd’hui, ce n’est plus possible. Les objectifs sont déclinés en cascade et les salariés n’ont plus le temps de souffler ». Hervé Jégouzo ajoute, « le contrat 2009 est un enjeu énorme, et le Technocentre, le nerf de la guerre. Derrière nous, il y a l’usine de Sandouville, qui attend les modèles qui assureront sa pérennité. Les salariés intériorisent l’idée que l’avenir du groupe est entre leurs mains. Celui qui n’arrive pas à prendre du recul développera un énorme sentiment de culpabilité en cas de difficulté. »

Flicage organisé

« Celui qui est en difficulté n’a plus d’espace pour s’exprimer », dénonce Jean-François Nanda. La hiérarchie intermédiaire est saisie de « réunionnite, constamment occupée à faire des comptes rendus et des débriefings. Tout ce qui est management, contact avec les salariés, passe à la trappe. L’encadrement n’a même plus le temps de juger les décisions des salariés au moment où ils les prennent. Ils sont complètement isolés ». Denis Dedieu, élu CFDT, confirme : « l’échange spontané devient difficile. Pour voir mon chef d’équipe dont le bureau est à trois mètres, je dois prendre rendez-vous ». Dominique Perrot, élu CGT au CHSCT : « La hiérarchie doit justifier le travail à la minute, dans une logique de réduction de coûts. Le Contrat 2009 exige une marge opérationnelle de 6 %. Si un Monsieur Plus décide de gagner 20 % sur les coûts, imaginez les ravages sur la ligne hiérarchique. Cela ne peut se faire que sur la masse salariale. Beaucoup de départs en retraite ne sont pas remplacés. »

C’est aussi pour réduire les coûts que Renault a imaginé le projet « nouveaux environnements de travail » (NET), approuvé par la CFDT, la CGC, la CFTC et FO, qui met en place le télétravail et les bureaux partagés.

La nouvelle notation

Cette année a aussi vu l’entrée en vigueur de la nouvelle notation. « On ne juge plus seulement les résultats du salarié, mais la façon dont il les a obtenus, notée de "exceptionnelle" à "insuffisante" », relève Alain Gueguen, délégué Sud. Pour lui, c’est « inadmissible, un flicage organisé, très mal vécu par les salariés.

En principe, cette notation reste facultative, mais on a vu des salariés qui avaient refusé de la signer, recevoir des courriers recommandés. » Joëlle Chastrusse, élue CGT constate que « contrairement aux années précédentes, les entretiens individuels précèdent désormais les comités où seront décidées les évolutions de carrière, en mars ». Vincent Neveu raconte que la femme d’un salarié du centre l’a appelé anonymement après la mort de Raymond D. pour confier sa peur de voir son mari « faire une bêtise » : « Il rentre tard, tard, travaille à la maison, s’énerve contre ses enfants alors qu’il est un père modèle », rapporte-t-il. Pour Dominique Perrot, « nous avons ici des bombes à retardement prêtes à exploser ».

 

Lucy Bateman

15.03.2007

Le facteur a t'il des couilles?

 

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Alain Soral en trés grande forme. A défaut de mettre en pratique les principes qu'il défend (à quand l'envoi d'un corps expéditionnaire trotskyste au Chiapas ou en banlieue?), Besancenot aura t'il le courage de relever le défi? On en doute. Au pire il peut envoyer son gorille Joey Starr. Si je trouve la motivation je vous ferai part dans les jours qui viennent de mon vécu de deux ans à la LCR... que du bonheur!

http://www.dailymotion.com/video/x1g4za_affaire-besanceno...

http://www.alainsoral.com/